Ibrahim Boubacar Keita

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Ibrahim Boubacar Keita

2013-2020

Ibrahim Boubacar Keïta (souvent désigné par son acronyme, « IBK »), né le 29 janvier 1945 à Koutiala (AOF), est un homme d’État malien, président de la République depuis le 4 septembre 2013.

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Enfance et jeunesse

Il part en France à l’âge de 13 ans faire ses études secondaires au lycée Janson-de-Sailly à Paris et au lycée Askia-Mohamed de Bamako. Il étudie à la faculté des lettres de l’université de Dakar puis à l’université Panthéon-Sorbonne et à l’Institut d’histoire des relations internationales contemporaines (IHRIC), rattaché auprès de la même université. Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire et d’un diplôme d’études approfondies en politique et relations internationales.

Il fréquente dans le même temps des milieux politiques de gauche radicale et la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France, où se lie d’amitié avec le Guinéen Alpha Condé.

Carrière professionnelle

Après ses études, il est chargé de recherche au CNRS et enseigne les systèmes politiques du tiers monde au centre Pierre-Mendès-France, annexe de l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne.

De retour au Mali, il devient conseiller technique principal du Fonds européen de développement (FED), chargé de la mise en œuvre du premier programme de micro-réalisations par la Communauté économique européenne au Mali. Il est ensuite directeur-représentant de Terre des Hommes France (TDHF), ONG française et internationale pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Parcours politique

Crise politique de 2020

Les 5 et 19 juin 2020, à l’appel de l’imam , des dizaines de milliers de manifestants sortent dans les rues pour réclamer sa démission. Cinq membres de la Cour constitutionnelle démissionnent. Le 10 juillet, lors de la troisième journée de mobilisation, des heurts se produisent, provoquant plusieurs morts ; des dirigeants de la coalition de l’opposition sont arrêtés puis relâchés. Le président décide alors de dissoudre la Cour constitutionnelle. La composition de la Cour constitutionnelle est intégralement renouvelée le 7 août. Cependant, l’opposition n’est pas associée à cette décision. Des manifestations ont aussi lieu chaque vendredi pour réclamer la démission du chef de l’État ; elles s’ajoutent à une grève des enseignants, un appauvrissement du pays, à de sanglants conflits ethniques entre Peuls et Dogons et aux difficultés rencontrés par le pouvoir exécutif pour assurer son autorité sur l’ensemble du territoire.

Alors que le Cédéao propose la démission de 31 députés dont l’élection est litigieuse, dont le président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, le président Keïta refuse de dissoudre l’Assemblée nationale.