Bah N’Daw

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Mandat en cours

L’ex-ministre de la Défense Bah N’Daw a été désigné lundi président de transition du Mali par un comité mis en place par la junte au pouvoir depuis le putsch du 18 août, a annoncé à la télévision nationale le chef du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goïta.

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Enfance et jeunesse

Né le 23 août 1950 à San, (Ségou au Mali), M. ND’aw a fait une brillante carrière au sein de l’armée de l’air, avant de faire valoir ses droits à la retraite. Après son baccalauréat, il est incorporé comme engagé volontaire dans l’armée le 1er juin 1973. En mars 1976, le jeune militaire N’Daw, alias «Le Grand», intègre la toute nouvelle l’Armée de l’Air. Titulaire d’un brevet d’étude militaire supérieur en France, il est aussi breveté de l’Ecole de guerre (CID) en 1994.

Parcours militaire

le colonel-major de l’armée de l’air à la retraite sera secondé par Assim Goita, le président du CNSDP. Ancien aide de camp du général Moussa Traoré qui avait pris le pouvoir par la force en 1968, puis chef d’état-major adjoint de l’aviation sous la présidence d’Alpha Oumar Konaré de 1992 à 2002, Bah N’Daw est formé en Union Soviétique comme certains membres de la junte. L’ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants est de la 7è promotion (1973) de l’École militaire interarmes (EMIA) de Koulikoro. Il peut se prévaloir d’une riche carrière militaire. Il a été chef d’état-major adjoint de la Garde nationale, directeur du Génie militaire chef de cabinet de défense à la Primature, directeur général de l’Équipement des armées, chargé de mission au MDAC. En 2008, le colonel-major Bah N’Daw était le directeur de l’Office national des anciens combattants militaires retraités et victimes de guerre (ONAC). Officier de l’Ordre national, il a aussi été décoré de la médaille du mérite militaire et de celle du Mérite national. Bah N’Daw parle français, russe, anglais et bamanan.

Le coup d’État de 2020

Le au matin, un groupe de soldats, ultérieurement dénommé Comité national pour le salut du peuple, prend possession de la base militaire de Soundiata Keïta à Kati. Dans la même journée, le groupe de militaire se dirige vers Bamako, acclamé par des manifestants et arrête le Président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) ainsi que le Premier ministre Boubou Cissé, dans la résidence présidentielle. Le porte-parole du M5-RFP approuve l’arrestation d’IBK en disant que « ce n’est pas un coup d’État militaire mais une insurrection populaire ».

Dès le , la Cédéao appelle à l’arrêt de la mutinerie et s’oppose à tout coup d’État. La mutinerie est condamnée dans des termes similaires par l’Union africaine, les États-Unis — qui suspendent leur aide à l’armée malienne , la France et la Russie. Tous les pays de la Cédéao ferment leurs frontières avec le Mali et suspendent leurs échanges financiers avec le pays, à l’exception des aliments de première nécessité, des médicaments et du carburant. La Cédéao annonce la suspension du pays de ses rangs et la fermeture des frontières avec le Mali. Elle appelle également à la libération des personnalités arrêtées. Le 20 août, l’organisation annonce l’envoi d’une délégation dans le pays et réclame le rétablissement du président démissionnaire. Un note du ministère français des Affaires étrangères juge un tel retour « surréaliste » et « dangereux ».

Le , le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit en urgence au sujet de cette crise malienne. La même journée, l’Union africaine suspend l’adhésion du Mali et le président français, Emmanuel Macron et la CEDEAO, demande que le pouvoir soit rendu aux civils.